Un homme et une femme sont assis à une table et regardent une calculatrice

3 questions à se poser avant de vendre en viager

La vente en viager est un mode de transaction immobilière qui permet à un vendeur, appelé crédirentier, de vendre son bien tout en percevant une rente à vie. L’acheteur, désigné sous le nom de débirentier, paie un montant initial appelé bouquet puis verse périodiquement une rente sur la durée.

Cette solution attire de nombreux propriétaires et acheteurs, mais elle soulève également des questions importantes qu’il convient d’étudier attentivement avant de s’y engager.

La vente en viager est-elle adaptée à ma situation personnelle et familiale ?

Il est nécessaire d’examiner sa situation personnelle et familiale avant d’envisager une vente en viager. Voici quelques points à prendre en compte :

  • Les relations avec les enfants : Un parent peut choisir d’informer ou non ses enfants de cette décision importante. Si les enfants sont parties prenantes dans la volonté du parent, cela facilitera grandement la démarche. En revanche, si les enfants ne sont pas d’accord avec ce choix, cela pourrait entraîner des tensions familiales.
  • L’attachement au domicile : Certains viagers peuvent prévoir un droit d’usage et d’habitation pour que le crédirentier continue à occuper le logement jusqu’à son décès. Toutefois, il est essentiel d’être sûr de vouloir conserver ce type de lien avec son ancienne propriété.
  • Les besoins financiers : La vente en viager peut sembler être la solution idéale pour des personnes âgées qui souhaitent disposer d’un revenu complémentaire à leur retraite. Cependant, notez que ses autres ressources financières et du montant attendu de la rente viagère.
  • La prévoyance successorale : Il est essentiel de prendre en compte les conséquences de cette démarche sur la transmission du patrimoine, notamment en matière de droits de mutation et d’héritage.

Il faut donc réaliser une estimation personnalisée et objective de son bien immobilier pour s’assurer que toutes les spécificités sont prises en compte. Faire appel à un professionnel de l’immobilier spécialisé dans le viager, tel que Skarlett, permettra d’obtenir une évaluation précise ainsi que des conseils adaptés à vos attentes.

Pensée pour la situation du débirentier

Pour mieux appréhender le mode de fonctionnement de la vente en viager, il convient également de se mettre à la place de l’acheteur. Celui-ci prend un certain risque en s’engageant sur la durée et verse une rente dont il ne maîtrise pas la période totale. Le débirentier doit donc accepter l’idée que la rentabilité de son investissement dépendra en grande partie de la longévité du crédirentier. Cette compréhension mutuelle est primordiale pour garantir une transaction réussie entre les deux parties.

Quelle différence entre viager libre et viager occupé ?

Il existe deux types principaux de vente en viager : le viager libre et le viager occupé. Les conditions de ces modes ont des implications tant sur la valeur du bien vendu que sur le montant des rentes perçues.

Viager libre

Dans le cas d’un viager libre, l’acheteur peut disposer immédiatement du bien acquis, soit pour y habiter, soit pour le louer. Cet avantage se traduit par un bouquet et des rentes plus importants à verser au crédirentier. Le viager libre présente donc une situation idéale pour les personnes âgées qui souhaitent vendre pour financer leur placement en établissement spécialisé, par exemple.

Viager occupé

Avec un viager occupé, le vendeur conserve la possibilité de vivre dans son logement jusqu’à son décès grâce au droit d’usage et d’habitation (DUH). Les montants du bouquet et de la rente sont alors généralement moins élevés que ceux pratiqués avec le viager libre. La somme déterminée dépend alors de la valeur locative du bien et de l’espérance de vie du crédirentier. Cette formule convient mieux aux propriétaires désirant compléter leurs revenus tout en conservant un toit sur leur tête sans payer de loyer.

Comment estimer la valeur de mon bien immobilier ?

L’évaluation d’un bien à céder en viager doit être réalisée avec soin, car elle conditionne non seulement la valeur initiale du bouquet mais également celle des rentes viagères. Plusieurs critères entrent en jeu :

  • La localisation du bien : Selon la ville ou le quartier où se trouve le logement, la demande et l’offre en viager peuvent varier du simple au double, voire plus.
  • Le marché immobilier actuel : Les conditions globales de l’économie affectent également la valeur d’un bien. Si le secteur dans lequel se trouve votre propriété est en progrès ou en régression, cela influencera forcément son prix.
  • Le type de logement : Une maison avec un jardin sera souvent plus recherchée qu’un appartement sans extérieur, par exemple.
  • L’état général du bien : Un bien en bon état sera toujours préféré à une construction qui nécessite des travaux importants.
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