Assurance

Combien coûte une assurance habitation ?

Combien coûte une assurance habitation ?

Il est quasiment impossible de donner un tarif d’assurance habitation générique tant les critères à prendre en compte pour son calcul sont variés.

Comment fonctionne une assurance habitation ?

Le contrat d’assurance habitation est un contrat tripartite conclut entre un assuré, un assureur et une compagnie d’assurance. Cette dernière se doit d’être immatriculée auprès de l’ORIAS, le Registre Unique des Intermédiaires en Assurance, Banque et Finance.

En l’échange du paiement d’une prime d’assurance (la cotisation), l’assuré bénéficie ainsi de garanties en couverture d’un ou plusieurs risques assurables, définis dans le contrat.

Le principe FLAIR

Ce risque doit avant tout respecter le principe FLAIR :

  • Futur : le risque ne doit pas exister avant la signature du contrat
  • Licite : il ne sera pas pris en charge s’il provient d’une activité illicite (par exemple, incendie suite à une surchauffe des lampes servant à la régulation de la température de plant de canabis dans le grenier)
  • Aléatoire : le sinistre aurait pu se produire chez n’importe qui.
  • Indépendant de la volonté de l’assuré : ne doit pas avoir été causé de intentionnellement
  • Réel : le bien assuré doit réellement exister

 

Qui doit souscrire une assurance habitation ?

Le locataire a l’obligation d’assurer son logement. A noter cependant que cette obligation n’est pas légale comme pourrait l’être une assurance automobile mais plutôt consensuel. Ainsi, le propriétaire d’un bien peut vous refuser la remise des clés si vous ne lui fournissez pas une attestation d’assurance. A lui ou à l’agence si vous passer par une agence.
Concernant le propriétaire, il n’a pas non plus d’obligation légale d’assurer son bien. Cependant, les conséquences financières en cas de sinistre pourraient être désastreuses. Il est donc désormais plus que recommandé d’assurer son bien pour les risques principaux.

 

Comment est calculé une prime d’assurance habitation ?

  1. La mutualisation des risques

    Il faut avant tout comprendre le principe de mutualisation des risques. Ce principe est en effet primordial en assurance. Il se base sur le fait que la totalité des primes d’assurance servent à régler un petit nombre de sinistre, dont les sommes cumulées peuvent cependant représenter un montant important. Si ce dernier devient supérieur au total des primes, le principe de mutualisation tombe.
    Cela explique pourquoi, par exemple, des incendies dans le sud peuvent impacter les cotisations d’assurance de maison dans le nord.

  2. Le risque assurable

    Le deuxième grand principe est la notion de risque assurable. Celui-ci est calculé en se basant sur plusieurs critères :

    • La zone géographique : certaines zones sont en effet plus exposées à tel ou tel risque : inondation, vol, …
    • La nature du bien :
      • Maison ? Mitoyenne ou individuelle ?
      • En ville ou à la campagne ?
      • Un appartement ? Quel étage : 1er étage, dernier étage ou niveaux intermédiaires ?
      • Combien de pièces, quelle superficie ?
      • Présence ou non d’une cheminée ?
    • La nature de l’assuré par apport au bien : Propriétaire occupant ou non occupant ? Locataire ?
    • Probabilité du risque, issus d’algorithme développé spécifiquement pour cela. En se basant sur les risques précédemment indemnisés.
    • Les options choisies au contrat.

Les principales garanties

Il existe des garanties communes à tous les contrats d’assurance habitation.

  • Responsabilité civile. Cette garantie permet de vous protéger en cas de dommage causé à autrui. Cela peut, par exemple, être le cas si vos enfants jouant dans la rue viennent à briser la baie vitrée du voisin.
    Cette garantie est, en général, couplé à une assistance juridique vous permettant la prise en charge des frais de justice si le tiers plaignant venait à intenter une action en justice contre vous.
  • Garantie incendie, dégâts des eaux et catastrophe naturelle. Il s’agit du package de base d’une assurance habitation. Cependant, l’étendu de ces garanties seront différentes selon que vous soyez propriétaire ou locataire. Par exemple, en cas d’incendie : le propriétaire non occupant assurera les murs du logement. Le locataire, lui, en assurera le contenu. Le risque étant plus important financièrement parlant pour le propriétaire, sa cotisation d’assurance sera plus élevée. D’autant plus s’il occupe en plus le logement et donc combine la protection des murs et du contenu.

Garanties complémentaires

A ces garanties de base viennent s’ajouter des garanties complémentaires, non obligatoires telles que :

  • Le vol : En cas de vol du contenu de votre maison ou appartement, l’assurance pourra prendre en charge la valeur des biens volés mais aussi les frais annexes tels qu’une baie vitrée ou une porte à réparer. Selon les assureurs, la différence de prise en charge se portera principalement sur l’application d’une vétusté sur les biens dérobés (selon l’ancienneté, diminution de sa valeur. Un peu comme le principe de décôte d’un véhicule). Mais aussi sur la présence ou non de justificatif de propriété des biens dérobés. Par exemple, certains assureurs vous demanderont un justificatif d’achat de chaque bijou ou chaque équipement high-tech alors que d’autres prendront en compte votre seule déclaration, avec éventuellement une photo du bijou porté par exemple.
  • La reconstruction à l’identique : certains assureurs proposent aux propriétaires de reconstruire à l’identique leur maison, avec tous les matériaux précédemment utilisés, quel qu’en soit le coût au moment du sinistre (marbre, ….). Ainsi, le propriétaire à la certitude de disposer d’un bien équivalent, sans devoir remettre de sa poche.
  • Cagnotte d’urgence déblocable en cas de sinistre. C’est bien connu, au moment d’un sinistre, il faut un certain temps avant le rapport de l’expert. Encore plus lorsque les sinistres se multiplient dans une région géographique restreinte (inondation dans un même village). Il peut donc être intéressant de disposer d’une cagnotte d’urgence pour se racheter, par exemple, un minimum de vêtements …
  • La garantie corporelle des occupants. Cela peut sembler étonnant mais les occupants ne sont pas nécessairement couvert par le contrat d’assurance habitation. Ainsi, en cas de blessures dans le cadre d’un risque couvert par le contrat d’assurance habitation, les occupants pourraient percevoir une assistance ou le versement d’une somme d’argent en contrepartie des bénéfices subis.
    Cela peut, par exemple, être le cas en cas de brûlures suite à un incendie. Si celles-ci laissent des marques à vous. Ou pire, si une personne décède dans l’incendie.

Des options

D’autres options plus particulières sont également disponibles :

  • Une option pour les instruments de musique
  • La prise en charge de la valeur des denrées en congélateur
  • option pour les équipements de jardin, la piscine

Il existe autant d’options que d’assureurs sur la place. Voir même bien plus. A vous de définir vos priorités et de négocier avec votre assureur pour en inclure à moindre coût. Dans tous les cas, ne vous précipitez pas. Prenez vos temps pour vous assurer de choisir le meilleur contrat d’assurance habitation, c’est à dire celui adapté à vos besoins.

A propos de l'auteur

Karine Girardin

Karine Girardin

Après 12 ans dans la banque en tant que conseiller financier (dont 6 ans en tant que conseillère spécialisée en financement habitat), j'ai souhaité partagé mes connaissances au plus grand nombre. C'est ainsi que j'exerce, depuis fin 2018 en tant que rédactrice web freelance.