Ce qu’il faut savoir avant de se lancer dans l’auto-entrepreneuriat

entrepreneuriat savoir lancer avant

De récentes études montrent que près d’un Français sur deux est impliqué ou souhaite évoluer dans le monde de l’auto-entrepreneuriat. Parmi cette multitude de personnes, on compte un grand nombre de femmes et de jeunes de moins de 30 ans. Il faut dire que ce statut permet de bénéficier d’une gestion administrative simplifiée et d’un régime juridique unique, dans le cadre du lancement d’une activité. Ainsi, avant de se lancer dans ce secteur, il est très important de se préparer. Pour cela, il est indispensable de connaitre les informations suivantes.

Comment devenir auto-entrepreneur ?

Depuis quelques années, de nombreux changements interviennent dans le secteur de l’entrepreneuriat. Ainsi, on ne parle plus forcément d’auto-entrepreneur, mais plutôt de micro-entrepreneur. Toutefois, les conditions à remplir pour bénéficier de ce statut sont sensiblement les mêmes. Elles se divisent en deux catégories. La première catégorie comprend les conditions qui sont relatives à l’entreprise et la seconde catégorie correspond aux conditions liées à la situation personnelle du créateur de l’entreprise.

La principale condition relative à l’entreprise est la déclaration de cette dernière. Il s’agit d’une formalité obligatoire qui vise à inscrire la société dans le Registre national des entreprises. Pour cela, il lui faut notamment remplir des formulaires spécifiques, en fonction de l’activité à exercer. À ce stade, l’entrepreneur peut bénéficier de l’ACRE, c’est-à-dire le dispositif d’aide à la création et à la reprise d’entreprise.

Il faut aussi savoir que le micro-entrepreneur ne peut avoir d’associés. Par ailleurs, le CA de la structure ne doit pas excéder 72 600 euros (si la structure propose des prestations de services) et 176 200 euros, dans le cadre d’activités de vente et d’achat de marchandises et de biens. Enfin, que vous soyez français ou non, vous devez domicilier votre entreprise, car elle constitue la dernière condition essentielle pour lancer votre micro-entreprise.

Domiciliez votre auto-entreprise : la condition sine qua non pour la micro-entreprise

La domiciliation d’entreprise consiste à produire une adresse en France, à laquelle vous pourrez recevoir les courriers administratifs. Elle correspond à la notion de siège social. Elle est essentielle, car lorsque vous entreprendrez des démarches auprès du Centre de formalités des entreprises, vous devrez absolument la notifier. Il est par ailleurs impossible d’obtenir une immatriculation au Registre du commerce et des sociétés, ou au Répertoire des métiers, si vous ne disposez pas d’une domiciliation commerciale.

En fonction de votre situation, renseignez-vous sur la domiciliation pour auto-entrepreneur, car elle peut s’effectuer de plusieurs manières, notamment par l’intermédiaire de prestataires spécialisés. On peut ainsi domicilier son entreprise :

  • au domicile personnel du micro-entrepreneur (vous déclarez votre adresse d’habitation principale comme étant le siège social de votre société),
  • auprès d’une entreprise de domiciliation (pour quelques euros par mois, vous louez une adresse auprès d’une société spécialisée dans la domiciliation),
  • dans un local commercial acheté ou loué (votre siège social est l’adresse du local que vous exploitez),
  • en pépinière d’entreprise (vous partagez la même adresse avec un ensemble de microentreprises, etc.).

Par ailleurs, il existe divers avantages et inconvénients pour chaque type de domiciliation. Il est donc préférable de se faire conseiller à ce sujet.

Lire aussi: L’importance des bureaux pour une entreprise

domiciliation des entreprises, micro-entreprise

Quelles sont les conditions relatives au statut de micro-entrepreneur ?

En France, toute personne désireuse d’accéder au régime d’autoentrepreneur doit obligatoirement :

  • être une personne physique,
  • avoir plus de 18 ans (ou être émancipé par décision d’un juge si elle a entre 16 et 18 ans),
  • ne pas être sous tutelle ou sous curatelle,
  • exercer une activité commerciale, artisanale ou libérale, à titre principal ou complémentaire.

Enfin, cette personne ne doit pas être sous le coup d’une condamnation d’interdiction d’exercer ou de gérer. Il faut aussi préciser qu’il n’est pas nécessaire d’avoir des diplômes spécifiques sauf dans le cadre de l’exercice de certaines activités.

Par ailleurs, le statut d’autoentrepreneur est cumulable avec celui d’étudiant, de salarié ou même de retraité. Toutefois, certaines activités agricoles, les activités de location de matériel ainsi que les activités réglementées comme celles de médecin, architecte ou avocat ne peuvent être exercées avec le statut de micro-entrepreneur.

Quelles sont les obligations à respecter par l’auto-entrepreneur ?

En tant que promoteur d’une microentreprise, vous êtes tenu de respecter des obligations administratives.

Déclarez votre chiffre d’affaires

La déclaration doit être effectuée, même si l’entreprise n’a pas enregistré de chiffre d’affaires. Elle peut être mensuelle ou trimestrielle, et permet de déterminer le montant des charges sociales de l’auto-entrepreneur. Depuis le 1er janvier 2020, il est possible et même obligatoire de faire la déclaration du chiffre d’affaires en ligne.

Effectuez une facturation

Un micro-entrepreneur a pour obligation de remettre à ses clients une facture pour chaque prestation réalisée. La facture est à la fois une preuve juridique des ventes réalisées et une pièce justificative pour la comptabilité de la structure.

Tenez une comptabilité simplifiée

Les micro-entrepreneurs doivent aussi s’acquitter avec régularité, de la tenue d’un livre de recettes (liste des montants encaissés durant l’année) et d’un registre des achats (liste des achats détaillés effectués durant l’année). Grâce à ces documents, ils peuvent justifier la bonne tenue de leurs comptes, et surtout garder une trace de toutes les transactions qu’ils effectuent.

Payez vos charges

Le micro-entrepreneur doit s’acquitter du paiement de quatre types de charges, à savoir :

  • les frais relatifs à son activité : il s’agit des fonds investis pour la création de la microentreprise, des frais d’assistance juridique, des frais de location d’un espace de coworking ou d’un local, des frais d’abonnement à des services utilisés dans l’exercice de l’activité, des frais de réparation d’équipements, etc.,
  • les cotisations : encore appelées charges sociales, elles concernent en particulier la cotisation pour la retraite et les soins,
  • les taxes : il s’agit notamment de l’impôt sur le revenu, de la cotisation foncière des entreprises (CFE), de la TVA, etc.,
  • l’assurance : elle est obligatoire ou facultative en fonction du secteur d’activité dans lequel la structure évolue. Dans tous les cas, il est fortement conseillé de souscrire au minimum une assurance responsabilité civile, ainsi qu’une assurance juridique, qui prendra en charge les dépenses effectuées pour avoir bénéficié des services d’un spécialiste du droit, lors de règlement de contentieux.

En ce qui concerne les taxes, il faut aussi préciser qu’il existe des conditions spécifiques dans lesquelles les micro-entreprises peuvent être exonérées. Il convient d’avoir des conseils de professionnels à ce sujet. Par ailleurs, le montant à payer pour la CFE est réduit de moitié à l’endroit des établissements industriels.

auto-entrepreneur, micro-entreprise, travailleur indépendant

Quelles sont les aides à la création d’entreprise pour les auto-entrepreneurs ?

Les promoteurs de microentreprises peuvent bénéficier de plusieurs aides, pour faciliter le lancement de leur activité.

L’Aide au retour à l’emploi

Elle permet de cumuler le statut d’auto-entrepreneur et les allocations chômage. Des conditions sont à respecter pour les maintenir dans leur intégralité. Ainsi vous pouvez tout à fait devenir auto-entrepreneur tout en conservant vos allocations versées par Pôle emploi.

L’Aide à la reprise ou à la création d’entreprise

Cette aide vous permet de percevoir 45 % du montant de vos allocations.

L’Aide à la création et à la reprise des entreprises

Elle permet d’être exonéré de charges sociales au cours de la première année d’activité, il faut cependant être demandeur d’emploi et avoir moins de 25 ans.

La procédure NACRE

Grâce à cette procédure, vous pouvez bénéficier d’un accompagnement dans les démarches de création de votre microentreprise.

Si vous souhaitez vous lancer dans l’autoentrepreneuriat, vous avez ici toutes les informations nécessaires pour démarrer vos démarches. Par ailleurs, vous pouvez faire appel à une société en ligne spécialisée pour vous accompagner dans la domiciliation de votre entreprise. Cela vous permet de bénéficier de conseils avisés et de formaliser votre structure en un temps record.

Lire aussi: Pourquoi louer un Pop-up store à Paris ?

4.9/5 - (22 votes)
Article précédentComment clôturer un compte bancaire à distance ?
Article suivantLes dark kitchen se mettent à l’écologie